Le cannabis est une substance psychoactive
ou psychotrope, c'est-à-dire qu'elle affecte l'esprit et
la volonté.
Selon le mode de prise, les effets commencent à apparaître
à partir de 10 à 20 secondes après l'inhalation,
d'une demi-heure à plusieurs heures après l'ingestion.
Physiologiquement, le THC se fixe dans les tissus graisseux et
a une demi-vie de trois à quatre jours.
Les effets recherchés sont un sentiment de douceur, de
calme intérieur et de bien-être, une tendance à
rire, une prise de recul sur l'environnement.
Cependant, ces effets recherchés peuvent aussi traduire
un mal-être psychique - parfois insoupçonné
- et se transformer en paranoïa, crises d'angoisse, nausées,
sentiment d'oppression ; particulièrement si le cannabis
est utilisé en combinaison avec l'alcool.
Des doses plus fortes peuvent induire une augmentation de la
perception auditive et visuelle, qui peuvent engendrer des hallucinations
et conduire jusqu'au bad trip.
D'une manière générale, les effets varient
en intensité et en durée en fonction du mode de
prise et du taux de THC ainsi que du sujet et de son état
physique.
À court terme, les yeux sont rougis, la bouche est sèche,
les battements cardiaques accélèrent, un fréquent
sentiment de « fringale » apparaît et des pertes
de la mémoire à court terme sont usuels. Il est
maintenant scientifiquement prouvé que les troubles de
la mémoire disparaissent quelque temps après l'arrêt
de la consommation.
À moyen terme, s'installent parfois démotivation,
sous-estime de soi, intempérance voire dépression
et tendances suicidaires. Il existe une corrélation entre
l'usage prolongé du cannabis et dépression chez
certains patients ainsi que l'aggravation des troubles mentaux
(notamment la schizophrénie).
Une faible dépendance physique existe mais elle n'est
généralement pas perçue comme addictive,
du fait du faible taux d'accoutumance. Des cas de dépendance
psychologique ont été constatés.
À long terme, même si les effets ont encore besoin
d'être étudiés, on cite cependant des affections
durables des voies respiratoires - cancer du poumon, gorge, langue
- problèmes liés aux produits de coupe présents
dans la résine et au principe d'inhalation de fumée,
par définition produit de la combustion - suie, cendre
- et sa température élevée à son entrée
dans les voies respiratoires. La médecine utilise d'ailleurs
un procédé de sublimation du THC pour soigner des
patients afin qu'ils ne respirent pas de fumée mais juste
la vapeur de THC. Il est aussi question d'une baisse de la fécondité
chez l'homme et les effets du cannabis sur le fœtus sont
à peu près équivalents à ceux du tabagisme
: bébé de petit poids, naissance avant terme.
Aucune surdose due au cannabis n'a été enregistrée
en deux millénaires d'histoire médicale et c'est
ce qui contribue le plus à sa réputation de «
drogue douce ». La dose létale estimée du
cannabis est de 20 000 à 40 000 fois le niveau d'une dose
normale. En comparaison, les médicaments les plus prescrits
ont une dose létale autour de 10 fois la dose normale.
Une étude a montré qu'il faudrait administrer 681
kilogrammes de cannabis en 15 minutes pour atteindre la dose létale.
Le dépistage s'effectue par prélèvement
salivaire, test urinaire, prélèvement sanguin ou
prélèvement de la sueur.
Source
: http://fr.wikipedia.org/wiki/Cannabis#Pharmacologie |